Historique


Le château et sa propriété tels qu’on les connaît aujourd’hui sont le résultat de multiples regroupements de parcelles et de constructions datant de différentes époques.

- 1762 : Joseph Isoard, avocat, achète « La Miniarde », propriété située à l’est de la Barasse.

- 1792 : Jean-Baptiste Isoard, son fils, l’agrandit en acquérant des terrains voisins. À la place de l’ancienne bâtisse, il fait construire la partie centrale de l’actuel château et le nomme « La Rousse ».

La Rousse, plan napoléonien, 1820 - Archives départementales
La Rousse, plan napoléonien, 1820 - Archives départementales

- 1812 : Il regroupe toute une série de terres au sud de « La Maussane » séparées du domaine par la petite route d’Aubagne (actuelle avenue de St-Menet,D2).

- 1842 : Louis d’Alayer de Costemore achète le domaine.

- 1867 : François Philips , entrepreneur en travaux hydrauliques, rachète le domaine à son tour au prix de 100.000 F.

- 1894 : Domaine vendu à Joseph Blanc, rentier pour 120.000 F.

Carte postale entre 1911 et 1915 - Archives personnelles de la famille FINE
Carte postale entre 1911 et 1915 - Archives personnelles de la famille FINE

- 1907 : Le comte Guy de Robien (ou plus exactement son épouse Marguerite Halna du Fretay) se rend acquéreur de la propriété pour 116.000 F, et y fait des modifications (ajout de la tour et sculpture du blason de Robien notamment). Il renomme la demeure : « château de Saint-Antoine ».  Le comte agrandit encore le domaine (qui va atteindre au moins 15 hectares) et y installe des vergers, des étables, des plantations rares. Grâce au livre L'idéal français dans un cœur breton écrit par son fils en 1917, on sait combien Guy de Robien aimait son château et ses terres.

Il y a énormément de similitudes entre le personnage du comte dans Le château de ma mère de Marcel Pagnol et le comte de Robien. Tous deux étaient des anciens de l'armée, passionnés d'histoire, très appréciés dans la quartier.

Le château de Saint-Antoine se trouve le long du canal de Marseille, au dessus de la Barasse, sur le "chemin des vacances" que décrit Pagnol. Chaque détail est bien sur invérifiable. Les Souvenirs d'enfance restent des souvenirs.

- 1920 : Après le décès au combat du comte de Robien en 1915, son épouse cède le domaine en mai 1920 au prix de 250.000 F à Gabrielle Salles, épouse de Xavier Fine, un homme d'affaire.

- 1940 : La famille Fine cède le domaine à l'usine d'électrochimie de la Barrasse  pour 1.880.000 F.

- 1992 : La société ayant cessé son activité, le château et son domaine son vendus à la SNC de la Valentine, société immobilière en charge de l'ammènagement de la ZAC de la Valentine ; pour un prix de vente de 37.579.155 F.

- 1995 : Marseille-Aménagement (désormais SOLEAM, dont la ville de Marseille est le principal actionnaire) achète le château, et le laisse à l'abandon. A cette époque, il sert de lieu d'entrainement au GIGN :

Étonnamment, il n'a pas été protégé, ni même recensé, durant la vague de recensement qui a permis, en 1996-1997, de faire inscrire à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le château de la Buzine, le château Régis et le château de la Reynarde.

 

En 2006, contre l'avis de la commission d'enquête publique, le conseil municipal décide d'abandonner la protection dont faisait l'objet le château au P.L.U :

 

Sa protection au titre des monuments historiques a été refusée par la DRAC en 2011. Le motif invoqué était "l'état de ruine avancé du bâtiment"...

 

- Novembre 2016 : La Grande Loge de France signe l'acte d'achat du château.

 

- 4 novembre 2016 : Pose de la première pierre

Pose de la première pierre - 4 novembre 2016
Pose de la première pierre - 4 novembre 2016